Se sentir mal

Mis à jour : avr. 11

Lettre pour Etre soi n° 32 - 18 septembre 2019.



Se sentir mal est normal et inévitable.


Quoi que nous fassions.


Quelles que soient les décisions que nous prenons.


C'est indépendant de notre valeur intrinsèque.


Ce n'est pas forcément corrélé aux choix que nous faisons.


Ni aux mots que nous disons, avons dit, nous préparons à dire.


Se sentir mal est normal même lorsque tout semblait enfin "sous contrôle" et que nous étions sûr·e·s que "cette fois-ci, ça y est, j'ai compris".


Tout le monde, sans exception, connaît régulièrement des moments où il se sent mal.


Y compris ces célébrités des réseaux sociaux qui semblent toujours au nirvana à tous points de vue, évidemment !


Certaines affirment même que notre vie c'est 50/50 (*).


50 % d'émotions positives, agréables.

50 % d'émotions négatives, désagréables.


C'est ainsi. Non négociable. Vrai pour chacun·e de nous.


C'est incroyablement frustrant voire désespérant quand "tout va bien" et que pour une raison ou une autre, objective ou non, grave ou mineure, ce que nous prenions pour équilibre durable et agréable semble s'écrouler sous nos pieds.


C'est parfois à avoir envie de s'arracher les cheveux de la tête ou tout abandonner !


C'est formidablement aidant de s'y accrocher quand les émotions négatives nous submergent, voire que nous nous sentons au fond du trou avec l'impression que cette fois-ci, il sera impossible d'en sortir.


C'est normal de se sentir mal et cela ne veut pas dire que notre vie est finie ni que nous sommes des raté·e·s.


Cela signifie juste que nous sommes humains et vivants et que "la seule certitude, c'est que rien n'est certain." (Pline l'Ancien)


Pour aller plus loin

Cette idée de 50/50, je l'ai découverte dans le podcast de Brooke Castillo, The Life Coach School.

Clotilde Dusoulier, qui a été formée par cette école, la présente dans son podcast Oui Change Ma vie, dans son épisode Le 50/50 de la vie.


Cette semaine, je vous propose ceci :

lorsque vous vous sentez mal, ralentissez le pas.

Respirez plus doucement, fermez les yeux, autorisez-vous ce malaise, cette tristesse, ce découragement.

Ne luttez pas et ne vous vous en voulez pas.

Remerciez-vous de prendre soin de vous-même pendant ce moment pénible, dites-vous à vous même "tu peux compter sur moi, je suis là pour toi quoi que tu ressentes. Ressens, aies confiance, je veille, prends ton temps."


Nécessairement, des émotions plus positives prendront le relais, puis de nouvelles émotions négatives, parfois un mélange, toujours changeant, indissociable de votre expérience humaine.